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2 SULFIDES and SULFOSALTS (sulfides, selenides, tellurides; arsenides, antimonides, bismuthides; sulfarsenites, sulfantimonites, sulfbismuthites, etc.) 2.C Metal Sulfides, M:S = 1:1 (and similar) 2.CD With Sn, Pb, Hg, etc. 2.CD.10 Altaite PbTe
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Galena PbS
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Clausthalite PbSe
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Alabandite MnS
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Niningerite (Mg,Fe++,Mn)S
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Oldhamite (Ca,Mg,Fe)S
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m 2.CD.10 Keilite (Fe,Mn,Mg,Ca,Cr)S
Space Group F m3m
Point Group 4/m 3 2/m
Du latin galena et du grec galene, « minerai de plomb ». Elle fut citée par Pline l'Ancien dès 77. À l'origine, ce terme de galène désignait tous les minéraux de plomb, même les scories de fusion[4]. Pline utilisait d'ailleurs essentiellement ce terme pour désigner les scories de plomb fondu alors qu'aujourd'hui ce terme ne désigne plus que la version naturelle du sulfure de plomb.
Galène argentifère (syn. argentiferous galena), mélange de galène et d'argent. Il existe de très nombreux gisements de ce mélange dans le monde. Les cristaux les plus spectaculaires viennent du filon du Silberthalrücken, Silberthal, Steinbach, Cernay, Haut-Rhin, France.
Variétés
Johnstonite, variété (contestée) de galène très riche en soufre. Décrite par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1833, sur des échantillons de Neu-Sinka en Transylvanie, ce qui lui a valu un premier baptême sous le nom de « sinkanite », elle a été partiellement étudiée par le minéralogiste Johnston, qui est le dédicataire de ce minéral[11]. Il existe un gisement de référence pour la johnstonite à Srebrna Góra, Ząbkowice Śląskie, Powiat Ząbkowicki, Dolnośląskie (Pologne)[12].
Galène aurifère (syn. auriferous galena), variété de galène riche en or. Elle ne se rencontre que sur le territoire des États-Unis (Arizona, Colorado, Montana, Pennsylvanie, Sud-Dakota).
Galène sélénifère (syn. selenian galena), variété de galène riche en sélénium de formule Pb(S,Se). Quelques occurrences par le monde : en Europe, Italie et en Suède, mais aussi aux États-Unis aux Îles Fidji. C'est le gisement de Yoko-Dovyrensky, Dovyren, région du Lac Baikal, en Sibérie qui fait référence[13].
U-Galena, variété contenant l'isotope206Pb, radioactive. Connue en Finlande, Sivakkaharju, Kuusamo, Oulun (Oulu) Lääni et aux États-Unis, Bedford, Westchester Co., New York[14].
Selon la classification de Dana, la galène sert de chef de file à un groupe de minéraux ayant le même groupe d’espace Fm3m et la même structure isométrique de formule générique AX[16].
Selon la classification de Strunz, elle fait partie du groupe 2.CD.10, c'est-à-dire du groupe des sulfures et sulfosels (2) contenant des métaux et de formule AX (2.C) comme l'étain, le plomb ou le mercure (2.CD)[17].
Selon la classification de Dana, la galène se trouve dans la classe des sulfures (classe 2) de formule AmBnXp où le rapport (m+n):p vaut 1:1 (2.08) et plus précisément dans le groupe de la galène (2.08.01). Ce groupe contient, en plus des membres du groupe 2.CD.10 de la classification de Strunz, les minéraux borovskite, Pd3SbTe4, et crerarite, (Pt,Pb)Bi3(S,Se)4-x (x~0,7).
La galène, qui cristallise en cubes ou octaèdres, est souvent maclée selon la loi du spinelle {111}, par interpénétration, il existe également des macles lamellaires moins fréquentes sur {114} ou {144}.4
Structure réticulaire simple constituée de deux réticules cubiques à faces centrées qui s'interpénètrent à moitié. Ce qui signifie que la galène est une alternance continuelle d'atomes de soufre et de plomb.
La galène est le minerai de plomb le plus abondant.
Les gisements de galène (anc. « plomb argentifère ») contiennent souvent des quantités notables d'argent comme impuretés, et, de ce fait, ont longtemps constitué une source importante de ce métal. Leur exploitation est source de pollution de l'environnement et cause fréquente de saturnisme.
La galène fut utilisée comme mineraideplomb dès l'Antiquité (au moins - 3000 av. J.-C.) et en tant que teinture noire (lecarbonate, qui donne la céruse, est un revanche d'un blanc très couvrant). Elle joue depuis toujours un rôle important dans l'histoire de l'humanité puisqu'elle est quasiment l'unique source de plomb sur terre. Elle servait aussi dans l'Égypte ancienne à la fabrication du kôhl, un maquillage pour les yeux.
La galène est le seul sulfuredeplomb d'importance économique.
C'est un minéral qui fond facilement en donnant un globule jaune de litharge (monoxyde de plomb). Il ne se dissout qu'à chaud dans l'acide chlorhydrique provoquant un dégagement d'hydrogène sulfuré. Il est la source principale de plomb qui en est extrait par grillage afin d'en supprimer le soufre puis par calcination afin de le séparer de l'oxygène résultant de l'opération précédente et enfin un raffinage thermique ou par électrolyse. Toutes ces opérations permettent également de récupérer des métaux précieux dans les déchets de galène[18].
Pour l'utilisation se référer à l’article : plomb.
Soins cosmétiques dans l'Égypte antique : la galène a servi à produire le khôl et la céruse, deux produits utilisés durant toute l'Antiquité dans divers maquillages et onguents en dépit de leur haute toxicité. L'utilisation de ces produits est encore aujourd'hui une source fréquente de saturnisme, notamment chez l'enfant.
Lagalène a la particularité de se cliver très facilement en morceaux pseudo-cubiques qui en imposent pour des cristaux. Il est facile d'encoller l’intérieur de géode de quartz et de saupoudrer avec les morceaux clivés de galène pour obtenir une « géode de galène » du meilleur effet.
On trouve même des géodes artificielles faites en poterie, dans lesquelles ont été plantés des bouts d'allumette, afin d'obtenir une cristallisation en pointe. Puis la géode est peinte en noire à l'extérieur et en blanc sur la tranche. Ces fausses géodes sont très courantes au Maroc.
↑"Minéraux et Roches de collection", item 27, Éditions Atlas
↑IMA/CNCMC List of mineral Names Compiled by Ernest H. Nickel & Monte c. Nichols
↑« Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
↑The system of mineralogy of James Dwight Dana, Volume 1 Par James Dwight Dana,Edward Salisbury Dana,Charles Palache,Harry M. Berman,Clifford Frondel p.203 1944
↑Lectures on Mineralogy Par Thomas Egleston p146 2008
↑Description méthodique d'une collection de minéraux du cabinet de M.D.R.D.L. Par Jean-Baptiste-Louis Romé de l'Isle p.169 1773
↑Tableau méthodique des espèces minérales, Volume 2 Par Jean André Henri Lucas,René Just Haüy p.307 1813
↑The Quarterly journal of the Geological Society of London, Volume 12 1856 P.10
↑Hintze C. 1930: Handbuch der Mineralogie, Erster Band. Dritte Abteilung. Erste Hälfte. (...) Herausgegeben aus von Gottlob Linck. Berlin und Leipzig.
↑(en) E.G. Konnikov, W.P. Meurer, S.S. Neruchev, E.M. Prasolov, E.V. Kislov et D.A. Orsoev, « Fluid regime of platinum group elements (PGE) and gold-bearing reef formation in the Dovyren mafic–ultramafic layered complex, eastern Siberia, Russia », Mineralium Deposita, vol. 35, no 6, 2000, p. 526-532 [lien DOI]
↑(en) Charles Palache, Harry Berman et Clifford Frondel, The System of Mineralogy of James Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University 1837-1892 : Halides, Nitrates, Borates, Carbonates, Sulfates, Phosphates, Arsenates, Tungstates, Molybdates, Etc., vol. II, John Wiley and Sons, Inc., 1951, 1124 p., p. 876, 986
↑The Mineralogical magazine and journal of the Mineralogical Society vol. 1 - 1877