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République arabe d'Égypte
جمهوريّة مصر العربيّة (ar)
Écouter
Gumhuriyyat Miṣr al-ʿArabiyyah (ar)
Drapeau de l'Égypte. |
Armoiries de l'Égypte. |
| Devise nationale | Silence et patience, liberté, socialisme, unité |
|---|---|
| Hymne national | Bilady, Bilady, Bilady |
| Forme de l'État | République semi-présidentielle |
|---|---|
| Président | Mohamed Morsi |
| Premier ministre | Hicham Qandil |
| Langues officielles | Arabe[1],[2] |
| Capitale | Le Caire
30°3'0"N, 31°15'0"E |
| Plus grande ville | Le Caire |
|---|---|
| Superficie totale | 1 001 449 km2 (classé 30e) |
| Superficie en eau | 0,6 % |
| Fuseau horaire | UTC +2 ou +3 selon la date |
| Indépendance | Ex-protectorat du Royaume-Uni |
|---|---|
| Date | 28 février 1922 |
| Gentilé | Égyptiens, Égyptiennes |
|---|---|
| Population totale (2013) | 84 003 147 habitants[3] hab. (classé 15e) |
| Densité | 84 hab./km2 |
| IDH (2007) | 0,703 (moyen) (123) |
|---|---|
| Monnaie | Livre égyptienne (EGP) |
| Code ISO 3166-1 | EGY, EG |
|---|---|
| Domaine Internet | .eg |
| Indicatif téléphonique | +20 |
L'Égypte, en forme longue la République arabe d'Égypte, en arabe Gumhuriyyat Miṣr al-ʿArabiyyah (جمهوريّة مصر العربيّة), en arabe égyptien communément appelée Masr[4] (مصر), est un pays d'Afrique du nord-est situé sur la côte sud de la Méditerranée orientale : le bassin Levantin. La partie nord-est du pays constituée par la péninsule du Sinaï se situe cependant en Asie. L'actuelle Égypte occupe l'espace géographique qui fut naguère celui de l'Égypte antique.
Avec plus de 84 millions d'habitants, l'Égypte est le troisième pays le plus peuplé d'Afrique derrière le Nigeria et l'Éthiopie. En très forte croissance, sa population a été multipliée par quatre en soixante ans.
Sa capitale est Le Caire (al-Qâhira, القاهرة). Si la langue officielle est l'arabe, la langue parlée est l'égyptien (arabe dialectal). Le siwi - tamazight (berbère) de l'ouest du pays - est toujours parlé à Siwa. Le copte, lui, survit en tant que langue liturgique des chrétiens d'Égypte. Quant au nubien, il demeure une langue parlée par les habitants de Haute-Égypte, dans la région d'Assouan, une région communément appelée Nubie. Sa monnaie est la livre égyptienne.
Sommaire |
Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'Histoire. L'invention d'une écriture originale sous forme d'idéogrammes, les hiéroglyphes, peu de temps après l'apparition du cunéiformeenMésopotamie vers -3300, fit sortir l'espèce humaine de la Préhistoire. L’Égypte des pharaons put ainsi largement s'épanouir pour atteindre son apogée au XIIIe siècle avant notre ère, laissant une œuvre monumentale au patrimoine mondial.
Après de nombreuses invasions et occupations diverses (essentiellement Perses, Grecs, RomainsetByzantins), au Ier siècle s'est formée la communauté chrétienne, convertie par saint Marc, les Coptes (déformation arabe du mot grec Aiguptios : Égyptien). Ils sont aujourd'hui plusieurs millions. Le pays passa ensuite sous domination arabeauVIIe siècle, puis ottomane.
Leroyaume d'Égypte accède à l'indépendance en 1922. En dépit d'une longue tutelle ottomane puis britannique, sa culture reste aujourd'hui encore fortement marquée par l'identité arabe, dont le président Gamal Abdel Nasser fut l'un des plus célèbres pionniers.
De nos jours, l'Égypte s'inscrit dans un cadre politique moyen-oriental imprégné par ses nombreux conflits avec Israël. Outre ses ouvrages monumentaux tels que le canal de Suez ou le haut barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l'évolution des technologies permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.
En janvier et février 2011, une série de manifestations d'ampleur inégalée se déroulent à travers le pays et mènent à la démission du président Hosni Moubarakle11 février. Les nouvelles élections législativesetprésidentielle ont été remportées par le Parti de la liberté et de la justice, le bras politique des Frères musulmans.
Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république. Depuis 1981, Mohammed Hosni Moubarak occupait le poste de président, réélu lors d'un référendum tous les six ans. En 2005, l'élection pour la présidence fut pour la première fois ouverte à d'autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l'assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans au suffrage universel). Enfin, une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l'Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 264 membres dont deux tiers sont élus, et un tiers nommé par le président de la République. Le président Mohammed Hosni Moubarak a démissionné de son poste le 11 février 2011 à la suite des protestations du peuple égyptien.
Des organisations dénoncent des atteintes aux droits de l'Homme[5].
L'excision est interdite depuis 1997, mais 96 % des femmes musulmanes mariées sont excisées[6].
Présidents de la République d’Égypte :
L'Égypte est divisée en vingt-sept gouvernorats (muhafazat, singulier - muhafazah) :
De 2008 à 2011, il existait deux autres gouvernorats :
LaFrance est représentée depuis juin 2012 par Nicolas Galey.
Les forces armées égyptiennes sont les plus importantes en nombre du continent africain avec plus d'un million de soldats . Elles se composent de l'armée égyptienne, de la marine égyptienne, de l'armée de l'air égyptienne et de l'Egyptian Air Defense Command.
On distingue généralement quatre régions : la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la Haute-Égypte et la Nubie.
L'Égypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil (24 km dans sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 km, mais peut n’avoir qu’une centaine de mètres). Le reste du territoire est désertique.
Outre la capitale, Le Caire qui comprend également Gizeh, les grandes villes égyptiennes sont les suivantes : Alexandrie, Assouan, Assiout, Banha, Dahab, El Arich, El-Mahalla El-Kubra, Hurghada, Mansourah, Marsa Matrouh, Louxor, Karnak, Kôm Ombo, Port Safaga, Port Saïd, Charm el-Cheikh, Suez, Tanta, Zagazig, etc.
L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20 °C sur la côte méditerranéenne (maximales 31 °C) et 28 °C à Assouan (maximales 50 °C). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur - incandescent le jour, glacial la nuit.
Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.
Ledelta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit qu'environ 10 mm tous les cinq ans.
Au printemps, sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brulant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d'où le nom de cette saison), l’Égypte connait quelques violents orages, autrefois symbolisés par le dieu Seth.
En été, la température est élevée, mais le soir une brise régulière du nord rafraichit l’atmosphère ; cette chaleur sèche est en fait plus supportable qu’une chaleur humide.
Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influer sur les mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraichissaient l’épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.
C’est aussi pour recueillir quelque fraicheur que l’on construisait en briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas et que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.
Si l'Égypte est à 94 % désertique, elle n'en abrite pas moins diverses plantes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, poincianas, mangroves, etc.
L'Égypte compte environ 430 espèces d'oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires[7], les ânes et les gazelles, etc. On comptait autrefois une grande variété de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert, etc.), aujourd'hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, trente-quatre espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivant près d'Assouan.
Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques. La pauvreté y est en croissance. Autrefois essentiellement agraire, l'économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l'industrie. Les principaux partenaires économiques de l'Égypte étaient en 2004 les États-Unis, l'Union européenne et le Japon. Les principales ressources économiques de l'Égypte sont le pétrole, les revenus issus du canal de Suez, le tourisme, les métaux et l'agriculture (surtout le coton). Le pays dépend également en grande partie de l'aide internationale.
La majorité des Égyptiens (~ 90 %[8]) se réclament de l'islam sunnite, introduit en Égypte en 642. L'autorité sunnite suprême est le sheikh de la mosquée Al-Azhar.
Les chrétiens, essentiellement coptes, forment la principale minorité religieuse (~ 9 %[8]) selon le gouvernement égyptien, les Coptes disent cependant représenter environ 20 % de la population, avec une forte représentation dans les régions de Haute-Égypte (Beni Suef, El Minya, Assiout, Sohag, Kénèh, Louxor). Avant l'arrivée de l'islam au XIIe siècle, le christianisme était la religion prédominante dans le pays, l'un des premiers à avoir embrassé cette nouvelle foi. La majorité des chrétiens en Égypte sont de rite copte-orthodoxe, une minorité est copte-catholique (issus d'une scission et d'un rattachement à Rome au XIXe siècle, patriarche actuel Antonios Naguib), quelques dizaines de milliers de coptes-protestants.
Enfin, il existe aussi encore quelques milliers de chrétiens levantins d'origine syrienne et libanaise, de rite grec-catholique, grec-orthodoxe ou maronite, appelés Shawam Masr/Syro-Libanais d'Égypte, ainsi qu'une minorité arménienne (orthodoxe et catholique). Ce sont en fait les restes de communautés levantines qui furent bien plus importantes en nombre. Installées aux XVIIIeetXIXe siècles en Égypte, elles ont joué un rôle économique et culturel important jusqu'à ce que leur nombre décroît fortement après la révolution de 1952, et en particulier avec la mise en place du régime nassérien et les lois de nationalisation de 1961.
Les Coptes sont la résultante d'une scission de l'Église orthodoxe d'Orient. Longtemps voués à la vie monastique, ils constituent aujourd'hui une élite cultivée (dont le représentant le plus connu est l'ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali) et une minorité économiquement puissante[réf. nécessaire]. Leur marginalisation en Égypte a poussé 1,5 million de chrétiens à émigrer aux États-Unis, en Europe et en Australie[9]. En effet, les coptes sont actuellement persécutés et font l'objet souvent de vexations émanant de musulmans. Ils sont considérés comme des citoyens de seconde catégorie, ne peuvent construire d'églises sans d'interminables tracasseries des autorités. Les coptes sont victimes d'injustices et de graves discriminations au quotidien allant jusqu'à des attentats sur leurs églises, comme par exemple celui perpétré contre l'église Copte d'Alexandrie le 1er janvier 2011, entre autres, qui a fait plus de 30 morts et des dizaines de blessé. Les chiffonniers du Caire, principalement chrétiens, vivent dans des conditions de misère inacceptable, en effet, depuis le massacre de leurs porcs qui les aidaient à se débarrasser des ordures, ils vivent tant bien que mal en vidant les poubelles du Caire. L'abattage de leurs cochons a été décidé lors de la pandémie de grippe A en 2009, appelée à tort à ses débuts, « grippe porcine ». Les autorités sont soupçonnées d'avoir cédé aux demandes des islamistes de se débarrasser de cet animal considéré comme impur dans la religion musulmane. Les autorités égyptiennes avaient fait de même avec les élevages de poulets en 2004 lors de la pandémie de grippe aviaire. Depuis la chute du président Moubarak, la situation et les persécutions à l'encontre des Coptes se sont aggravés.
Les baha'is égyptiens, dont le nombre est estimé à environ 10 000 personnes, ont obtenu définitivement le 19 mars 2009, après une très longue procédure judiciaire, le droit de laisser libre la case mentionnant la religion sur leurs cartes d'identités et leurs certificats de naissance[10].
Les différentes communautés juives vivant dans ce pays à toutes les époques ont subi des persécutions plus ou moins importantes au cours du temps (sous Trajan à l'époque romaine) et préférèrent quitter l'Égypte entre 1956 et 1967 (au plus fort des tensions israélo-arabes). La communauté est alors passée de 80 000 personnes dans les années 1940 à quelques dizaines en 2010[11].
En cinquante ans, la population de l’Égypte a été multipliée par 3,5, avec pour ces dernières années une croissance démographique moyenne de 2 % par an[12]. En 2012, la population s'élevait à plus de 83 millions d'habitants. Cette démographie galopante entraine de nombreuses complications tel que le manque de logements, d’infrastructures, d’écoles et d’emplois, sans compter l’augmentation du coût de la vie. Il y a eu un planning familial comparé aux autres pays de Maghreb, il a même commencé dans les années 1970 cependant il n'a pas été suffisamment efficace pour endiguer une telle croissance[13]. Un million d'habitants supplémentaires chaque année constituent un problème fondamental[14] pour l’amélioration du niveau de vie des Égyptiens. La population est très jeune : l’âge médian se situe autour de vingt-quatre ans et un tiers des individus ont moins de quinze ans[15]
Les fêtes religieuses en Égypte varient suivant le calendrier lunaire (Baîrams, Aïd el-Kebir, Mouled el-Nabi). Le calendrier islamique étant plus court que le calendrier grégorien, les fêtes religieuses reculent de onze jours environ tous les ans. Le ramadan est également un temps important pour les Égyptiens musulmans, pour faire des rencontres et participer aux nombreuses fêtes qui débutent à la rupture du jeûne.
Les Moulid[16], mélange de foire et de fête religieuse célèbrent l'anniversaire d'un saint local, et donnent lieu à une débauche de couleurs, de nourriture, de spectacles, de bénédictions, de circoncisions publiques.
L'Égypte est membre de l'Organisation internationale de la francophonie.
De plus, les villes d'Alexandrie, du Caire et de Port-Saïd sont membre de l'Association internationale des maires francophones[17].
Il y a 50 000 francophones réels (un grand nombre travaille dans le tourisme), et quelques 300 000 Égyptiens qui ont des notions de Français. L'anglais est beaucoup plus important, et a détrôné le français dès les années 1950[18]. Il y a sans doutes quelques deux millions d'Égyptiens anglophones complets, surtout chez les plus jeunes, ainsi qu'un nombre équivalent d'Égyptiens qui ont des notions d'anglais.
Depuis les campagnes napoléoniennes qui amenèrent à côté de corps expéditionnaires, de nombreux ingénieurs, historiens, égyptologues, linguistes, juristes et médecins, l'Égypte accueillit une communauté française importante. D'autres communautés étrangères existèrent au même moment, italienne, grecque, israélite, etc. Toutes avaient en commun une « lingua franca » qui était le français. L'élite égyptienne, puis la classe moyenne, envoya ses enfants apprendre le français. Le code napoléonien servit de base aux institutions égyptiennes modernes. Jusqu'en 1956, année de la crise du canal de Suez, la langue française joua un rôle important en Égypte, y compris sous le protectorat britannique.
Avec le départ des communautés étrangères d'Égypte, le français ne disparut pas pour autant. Sur le plan international, l'Égypte fut un membre actif au sein de la communauté francophone. C'est l'Égypte qui imposa la langue française dans tous les traités internationaux concernant la crise du Proche-Orient, par l'action du haut-diplomate égyptien, Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général des Nations unies, qui fut même Secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie[19].
Pour favoriser l'ouverture d'un département de littérature francophone, la Bibliothèque nationale de France a de son côté, dans le cadre de ses actions de coopération internationale, effectué le don à la Bibliotheca Alexandrinade500 000 ouvrages. Il s'agit de doubles d'ouvrages reçus au titre du dépôt légal, parus entre 1966 et 2006 et couvrant tous les domaines de l'édition française[20],[21].
La caractéristique essentielle du paysage bilingue égypto-français est sa diversité. Les types d’établissements sont de statuts différents (écoles expérimentales, lycées Al Horreya, écoles d’investissement, écoles confessionnelles).
Soixante-douze écoles dites « bilingues » enseignent le français renforcé (LV1) à 45 000 élèves. Les cours sont assurés par environ 2 000 enseignants, dont une cinquantaine de Français.
Élément phare d’un autre pan du bilinguisme en Égypte, le lycée français du Caire scolarise, quant à lui, plus de 1 600 élèves, parmi lesquels 47 % sont de nationalité française et 32,5 % Égyptiens.
Il faut y ajouter les 10 000 élèves supplémentaires répartis dans les cinq autres établissements cairotes, ainsi que dans le lycée d’Alexandrie, le lycée de Port Saïd, les petites écoles françaises de Charm el-Cheik, Ourghada et les nombreux instituts et écoles à cursus français qui poursuivent le même objectif. Néanmoins,il existe aujourd'hui des collèges privés catholiques, qui assurent un enseignement français, et cela dès la Seconde. Les élèves passent aussi le Baccalauréat Français tout comme le Lycée Français du Caire. Les collèges du Sacré-Cœur de Ghamra, de la Mère de Dieu, de la Sainte Famille ainsi que le Collège de la Salle en sont des exemples.
Enfin, comme composante non négligeable du paysage francophone éducatif égyptien, on évalue à quelque 1,7 million le nombre d’élèves, encadrés par environ 10 000 enseignants, qui étudient le français en deuxième langue vivante (LV2)[22].
En ce qui concerne les écoles privées chrétiennes d'enseignement francophone (dont certaines très anciennes et prestigieuses comme le Collège jésuite de la Sainte Famille au Caire (CSF) ou bien le Collège St Marc à Alexandrie), elles accueillent aujourd'hui une majorité de jeunes musulmans et en minorité seulement les élites chrétiennes traditionnelles (Coptes mais aussi des Egyptiens chrétiens d'origine syro-libanaise ou arménienne). Un contrat passé avec l'État égyptien assure en théorie un contrôle du contenu pédagogique[23].
L'Égypte a pour codes :
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