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Collection: Wide Crawl started April 2013
| Mer Méditerranée | |||
Image satellite du bassin méditerranéen. |
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| Géographie humaine | |||
|---|---|---|---|
| Pays côtiers | Espagne, Gibraltar (territoire britannique d'outre-mer), France, Monaco, Italie, Malte, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Turquie, Chypre, Chypre du Nord, Akrotiri et Dhekelia (territoire britannique d'outre-mer), Syrie, Liban, Israël, Palestine, Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc | ||
| Géographie physique | |||
| Type | Mer intercontinentale | ||
| Localisation | Océan Atlantique | ||
| Coordonnées | |||
| Subdivisions | Mer d'Alboran, mer Ligure, mer Tyrrhénienne, mer Ionienne, mer Adriatique, mer de Crète, mer Égée, mer de Thrace, mer de Marmara | ||
| Superficie | 2 510 000 km2 | ||
| Profondeur | |||
| · Moyenne | 1 500 m | ||
| · Maximale | 5 267 m | ||
| Salinité | 38 g.L-1 | ||
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Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique |
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Lamer Méditerranée (prononcé [me.di.tɛ.ʁa.ne]) est une mer intercontinentale presque entièrement fermée, située entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie et qui s’étend sur une superficie d’environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Son ouverture vers l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar est large de 14 kilomètres.
Elle doit son nom au fait qu’elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra [1].
Durant l’Antiquité, la Méditerranée était une importante voie de transports maritimes permettant l’échange commercial et culturel entre les peuples émergeants de la région — les cultures de la Mésopotamie, de l’Égypte, perse, phénicienne, carthaginoise, berbère, grecqueetromaine. L’histoire de la Méditerranée est importante dans l’origine et le développement de la civilisation occidentale.
Sommaire |
Le terme de Méditerranée vient du latin mediterraneus qui veut dire « au milieu des terres », sous-entendu « du monde connu » (medius pour milieu et terra pour terre).
La mer Méditerranée est, ou a été, connue sous de nombreux noms à travers l’histoire :
La plupart des langues des peuples situés autour de la Méditerranée ont un nom propre à leur culture, souvent une traduction de la « mer du milieu » ou de la « mer blanche » :
| Langue | Vocable |
|---|---|
| Albanais | Deti Mesdhe |
| Arabe | Al-Baħr Al-Abyad Al-Muttawasit (البحر الأبيض المتوسط, « la mer blanche du milieu ») |
| Arménien | Միջերկրական ծով (Mitchergragan dzov - Midjerkrakan tsov) (Mer entre terres) |
| Berbère | Ilel Agrakal (« la mer d'entre terre », Ilel-Agr-Akkal) |
| Bulgare | Средиземно Море |
| Catalan | Mar Mediterrània |
| Corse | Mare Terraniu |
| Croate | Sredozemno more |
| Espagnol | Mar Mediterráneo |
| Français | Mer Méditerranée |
| Grec | Mesogeios Thalassa (Μεσόγειος Θάλασσα), et plus avant, Asori Thalassa (Ἀσώρι Θάλασσα) |
| Hébreu | ha-Yam ha-Tikhon (הים התיכון) « la mer du milieu », une adaptation littérale de l’allemand Mittelmeer |
| Italien | Mar(e) Mediterraneo |
| Latin | Mare Mediterraneum, ou Mare Nostrum |
| Macédonien | Средоземно Море |
| Maltais | Baħar Mediterran |
| Occitan | mar Mediterranèa, mar Mediterrànea (Nissard), Mar Nòstra, Miegterrana (littéraire) |
| Roumain | Marea Mediterană |
| Russe | Средиземное море (« la mer de la terre du milieu ») |
| Serbe | Sredozemno more (Средоземно море) (« mer du milieu des terres ») |
| Slovène | Sredozemsko morje (« mer du milieu des terres ») |
| Turc | Akdeniz (« la mer blanche » ou « mer du Sud ». Anciennement les Turcs désignaient les points cardinaux par des couleurs : noir pour le nord, rouge pour l'ouest, vertoujaune pour l'est et donc blanc pour le sud.) |
Le terme de « mer Méditerranée » désigne également parfois une mer presque fermée communiquant avec l’océan, car l’Espagne et le nord du Maroc se touchent presque.
Le bassin méditerranéen est riche d’une histoire complexe et ancienne. Elle est le berceau de la civilisation occidentale. L’Antiquité connaît un foisonnement de civilisations diverses comme les Égyptiens ou les Mésopotamiens. Puis, de grands empires prennent le contrôle des côtes de la mer Méditerranée. La Grèce, CarthageetRome sont bien connus pour leur domination autour du bassin méditerranéen. Ils développèrent le commerce maritime et les guerres navales.
Venise reprend le flambeau progressivement, puis monte en puissance au XIVe siècle, lorsque la "Bourse du Rialto" facilite l'échange des parts de navires, le développement d'une flotte commerciale, et le quadruplement de la superficie de l'Arsenal de Venise, mené par les autorités de la ville. La rivalité avec Gènes, autre grande cité maritime, favorise aussi le commerce, avant que la découverte des Amériques ne déplace le centre de gravité commercial, très progressivement, plus à l'Ouest.
Quelques chiffres-clefs :
La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, elles-mêmes nettement compartimentées. La première recouvre une superficie d’environ 0,85 million de kilomètres carrés tandis que la seconde recouvre environ 1,65 million de kilomètres carrés.
La Méditerranée se trouve à la limite entre deux plaques: les plaques africaine et eurasienne. Ces deux plaques se rapprochent, ce qui est à l'origine de collisions continentales et de subduction. Cela explique la forte activité sismique dans cette région et le volcanisme (Vésuve, Etna, Stromboli, Santorin...).
Le fond de la Méditerranée occidentale est constitué d'une lithosphère océanique relativement récente, qui a commencé à se former au Miocène. La Méditerranée orientale est aussi constituée de lithosphère océanique mais d'âge plus ancien datant de l'ère secondaire. C'est le vestige d'un ancien océan : la Téthys. Cette lithosphère océanique ancienne s'enfonce (subduction) sous l'Italie, la Sicile, la mer Égée, ce qui est à l'origine de la remontée du continent africain, mais aussi de l'étirement de la lithosphère dans la mer Égée et le bassin algéro-provençal et la mer Tyrrhénienne. Les séismes récents en Italie ont pour origine cet étirement de la croûte.
La mer Méditerranée est en partie le vestige d’un ancien domaine océanique que l’on nomme aujourd’hui la Téthys, qui était plus vaste que la mer Méditerranée actuelle. À partir du Crétacé, la Téthys s’est « refermée » progressivement par subduction, avec le rapprochement des continents africain et eurasiatique. Ceci entraîne la formation de chaînes de montagne, comme les Pyrénées, ou les Alpes. Durant l’Oligocène (il y a 30 millions d’années), la Méditerranée occidentale subit une phase d’étirement qui sépare la Corse et la Sardaigne du continent européen.
Il y a cinq millions d’années, le détroit de Gibraltar s’est refermé réduisant la mer Méditerranée à un lac très salé. On nomme cet épisode la crise de salinité messinienne. Des dépôts salins au fond de la mer produits durant un million d’années témoignent de ce phénomène. Puis la différence de niveau entre l’Atlantique et la Méditerranée a causé la rupture de la digue naturelle de roche qui bloquait le détroit. Une énorme cascade a alors vraisemblablement rempli en quelques mois à quelques années le volume d’eau qui avait pris des centaines d’années pour s’évaporer[3]. Les fonds marins de la mer Méditerranée se modifient encore aujourd’hui car les plaques africaine et eurasienne sont en contact. Leurs mouvements provoquent des séismes en Italie, Grèce, TurquieetIsraël et entretiennent une activité volcanique en Italie avec l’Etna, le Vésuve et le Stromboli.
La Méditerranée est reliée à l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l’ouest et le canal du Midi, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l’est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge.
Leclimat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été chaud et sec. Cependant, les inter saisons laissent place à une violence certaine du climat. Des pluies très importantes et très violentes s’abattent parfois alors que la terre asséchée par des périodes de sécheresse ne peut absorber ces précipitations (parfois équivalents à trois mois de pluie voire bien plus selon la latitude). Les inondations fréquentes en témoignent comme pour les vidourlades fréquentes, à Vaison-la-Romaine en 1992 et l’Aude en 2000.
Les marées sont de faible amplitude et l’évaporation y est plus importante que dans l’océan Atlantique. Les précipitations et la quantité relativement faible d’eau apportée par les fleuves qui s’y jettent sont largement insuffisantes pour combler cette évaporation (déficit d’environ 3 000 millions de mètres cubes) ; d’où un taux de salinité plus élevé et des températures d’eau plus chaudes qu’en Atlantique.
Les principales îles de la Méditerranée sont :
Les États qui bordent la Méditerranée sont :
Auxquels on peut ajouter Gibraltar et les enclaves britanniques de Chypre (possessions du Royaume-Uni), ainsi que la bande de Gaza, qui n’est de facto rattachée à aucun État.
La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien séparés par des hauts-fonds entre la Sicile et la Tunisie. Chaque bassin est divisé en différents compartiments portant le nom de mers, bassins ou golfes, parfois eux-mêmes divisés en zones géographiques de taille inférieure :
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Méditerranée occidentale |
Méditerranée orientale
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Plusieurs détroits relient ces différentes parties de la Méditerranée :
La Méditerranée étant un des derniers vestiges océaniques de la Téthys, la plupart de ses espèces étaient pantropicales (espèces présentes dans toutes les mers chaudes du globe : récifs coralliens à porites, mangroves) avant la crise de salinité messinienne. La fermeture de la communication avec l'océan Indien il y a 14-18 Ma et l’assèchement de la Méditerranée durant cette crise messinienne il y a 5,96 à 5,33 Ma ont eu pour conséquence que le biotope marin de la mer Méditerranée est depuis lors principalement issu de l’océan Atlantique. L’Atlantique Nord est beaucoup plus froid et plus riche en aliments que la Méditerranée, et la vie marine méditerranéenne a dû s’adapter à des conditions changeantes au cours des cinq millions d’années qui ont suivi son remplissage[4].
La Méditerranée représente 0,8 % de la surface de l’océan mondial et 8 à 9 % de la biodiversité marine (10 à 12 000 espèces). Le domaine continental de la Méditerranée représente 1,6 % de la surface des continents et 10 % de la biodiversité mondiale (notamment 20 000 plantes, dont 52 % d’endémiques). La faune et la flore méditerranéennes comportent environ 20-30 % d’endémiques, 3-10 % d’espèces pantropicales, 55-75 % d’espèces atlantiques et 5 % d’« espèces lessepsiennes » [5]. Le taux d’endémisme y est de 18 % chez les Decapoda et les poissons[6], 48 % chez les spongiaires, 20 % chez les algues, 50 % chez les ascidies, si bien que la Méditerranée occupe la deuxième place mondiale en termes de richesse d’espèces endémiques[7].
La mer Méditerranée est plus salée et plus pauvre en nutriments que l’océan Atlantique, en particulier à cause du détroit de Gibraltar qui bloque les grands courants de l’Atlantique. À cause de l’aridité du climat et de l’effet des vents, l’évaporation est plus importante que les apports des pluies et des fleuves, ce qui concentre la teneur en sel ; un équilibre est globalement préservé grâce à deux écoulements contraires au niveau de Gibraltar : un flux d'eau Atlantique entrant en surface et un flux d’eau salée sortant en profondeur[8].
Le percement du canal de Suezen1869 a créé le premier passage d’eau de mer entre la mer Méditerranée et la mer Rouge. Cette dernière étant plus haute que la partie orientale de la Méditerranée, le canal forma un fleuve d’eau salée de la mer Rouge dans la Méditerranée. Traversé par le canal, le Grand Lac Amer (très salé avant le percement) a bloqué la migration des espèces de la mer Rouge vers la Méditerranée pendant plusieurs décennies. Progressivement, la salinité de ce lac s’est égalisée avec celle de la mer Rouge, la barrière migratoire s’est levée, et les plantes et les animaux de la mer Rouge ont commencé à coloniser la Méditerranée orientale.
Les espèces animales et végétales de la mer Rouge prennent l’avantage sur les espèces de l’océan Atlantique dans l’environnement méditerranéen oriental salé et pauvre en aliments. La construction du barrage d'Assouan sur le Nil dans les années 1960 a réduit l’apport d’eau douce riche en nutriments dans la Méditerranée orientale, ce qui rend l’environnement de la Méditerranée proche de celui de la mer Rouge. Cet échange d’« espèces lessepsiennes »ou« érythréennes » (du grec eruthros signifiant « rouge ») est connu sous le nom de migration de Lesseps, d’après Ferdinand de Lesseps, l’ingénieur qui a surveillé la construction du canal. Ces espèces s'installent principalement dans le bassin oriental et s'y acclimatent, si bien que 15 % des poissons de la Méditerranée orientale sont exotiques en 2007 (enTurquie elles représentent 43 % des ressources halieutiques ; au Liban, 72 % des poissons sont des Siganus rivulatus[9]). Certaines migrent dans le bassin occidental (Siganus luridus, Fistularia commersoni).
En 2008, 560 espèces exotiques (une majorité de poissons, arthropodes et mollusques) ont été recensées en Méditerranée. Leurs voies d'arrivée sont le détroit de Suez, le détroit de Gibraltar et la voie anthropique (notamment l'aquaculture, les eaux de ballasts ou le fouling). 220 proviennent du bassin indo-pacifique, 100 de l'océan Indien, 58 de la mer Rouge, 34 de l'océan Atlantique[10].
Le dérèglement climatique pourrait avoir des effets exacerbés sur la zone biogéographique méditerranéenne qui abrite un grand nombre de hot-spots de biodiversité. Anticiper les effets du changement climatique sur l’eau, l’agriculture, le tourisme, la pêche, l’énergie, le transport et l’urbanisme et l’environnement et la santé (zoonoses, épidémies, maladies émergentes) dans cette zone est une priorité croissante pour les élus et habitants de cette région déjà très dégradée par les feux de forêts et les sécheresses[11].
Le bassin méditerranéen concentre 150 millions d’habitants et attire quelque 200 millions de visiteurs chaque année[12]. 20 % des pétroliers, 30 % des navires marchands du monde circulent en Méditerranée, pour un trafic total de 120 000 bateaux[12].
Les Jeux méditerranéens, qui se déroulent tous les quatre ans, sont une compétition multisports où se rencontrent des sportifs des pays du bassin méditerranéen.
C'est sur la Grande Bleue, de la riviera italienne à la Côte d'Azur, que l'industrie touristique est apparue, au tournant du XIXe siècle. Depuis, la région accueille un nombre toujours croissant de voyageurs : elle capte près du tiers du tourisme mondial[réf. nécessaire]. De 2000 à 2020, la France, l'Espagne et l'Italie resteront leaders mais la Turquie et l'Égypte devraient tripler, voire quadrupler leur nombre de visiteurs. Pendant la même période, le nombre de touristes devrait y atteindre de 300 à 600 millions.[réf. nécessaire]